06/08/2013

Jour 4: Saint-Gildas de Rhuys > Damgan

8h. Pierre-Yves enfourche un vélo prêté par l'équipe de voile du Rohu pour aller jusqu'au prochain distributeur automatique à Saint-Gildas tandis que Fabienne rassemble les affaires en vue de prendre le large. Nous n'avons plus d'argent liquide et nous venons de nous apercevoir que Pierre-Yves est victime d'une fraude à la carte bancaire. Les complications continuent décidément .. Après son retour bredouille du DAB du bourg voisin, l'école de voile nous prête la voiture pour nous rendre à Sarzeau et tenter de retirer un peu d'argent dans une agence. En vain. Nous décidons de ne pas passer plus de temps et mettons, après une courte interview par un reporter de Ouest-France, l'embarcation à l'eau.
Il est près de midi. Le temps est très nuageux et surtout les vents de force 5 ont creusé d'énormes vagues. Nous éprouvons des difficultés à mettre le cyclalo à l'eau. Une fois dessus, nous sommes brinquebalés par d'impressionnantes vagues de travers et freinés par un vent de face violent. Nous approchons de la pointe du Grand Mont quand nous prenons, coup sur coup, 3 déferlantes qui, en fouettant les coques, tirent des bruits effrayants de notre cyclalo. Il tient bon ; notre courage un peu moins... Peu avant la pointe, une des vagues nous donnent même la sensation que l'on pourrait chavirer pour de bon... C'est décidé, nous mettons le cap sur une petite crique pour nous mettre à l'abri. 
La marée monte et nous devons vite monter le cyclalo sur les falaises. Grâce à sa modularité, il est aisé de le mettre en morceaux, tous facilement transportables, mais nous devons envisager de tous les transporter sur près de 300 mètres. A deux et, avec l'urgence que nous impose la marée, nous cherchons de l'aide. Nous abordons finalement 4 jeunes gens qui se baladent sur le sentier. 
Julien, Baptiste et Adrien n'ont pas hésité une seule seconde à nous aider!
Baptiste, Julien, Adrien et Mathilde viennent à peine de débarquer de Paris pour passer quelques jours de vacances dans la région et voilà qu'on leur demande de venir nous aider à monter le cyclalo dans un endroit sûr et proche de la route. "Pas de problème, nous n'avons pas d'autres choses à faire en attendant que notre amie prennent des photos" nous répondent avec enthousiasme les 3 garçons. En seulement une vingtaine de minutes, le cyclalo est démonté et les pièces escaladées et transportées à la force des bras jusqu'à un chemin proche de la route. Sauvés grâce à ces sympathiques jeunes voyageurs! Un grand grand merci à eux! Quelques minutes plus tôt, les parents de Pierre-Yves nous avertissent qu'ils aimeraient bien venir nous voir avancer depuis la côte. Nous les rappelons en demandant l'assistance et le transport jusqu'à Damgan. Nous voulons en effet rattraper le retard engendré lors des journées précédentes et passer à de nouveaux plans d'eau. Les étapes précédentes ont été fortes en enseignement sur le comportement du cyclalo sur l'océan. Si le cyclalo, une fois renforcé, a tenu bon dans les courants et les fortes vagues, notre sentiment d'être "fragiles" sur un océan très mouvementé s'est fait toutefois sentir. Nous souhaitons désormais nous rendre au plus vite sur le calme modéré de la Vilaine. 
Au camping de l'île, nous parlons avec nos proches de la journée
Nous arrivons vers 17h à Damgan où nous repérons un endroit où laisser le cyclalo durant la nuit. Nous prenons ensuite le dernier emplacement de libre à l'accueillant camping de l'Île. 
Nous flânons un peu dans les rues, à la fois heureux de poursuivre l'aventure et un peu déçus d'avoir pédalé aussi peu durant cette journée. Nous nous endormons, motivés à l'idée d'entamer un nouveau chapitre de cette aventure: le passage en eau douce avec le cyclalo.

Jour 5: Saint-Gildas de Rhuys > Damgan
Distance parcourue en pédalant: 1,5Km (sur les 30Km prévus!)
Vitesse moyenne effective: 3km/heure
La plage de Damgan de laquelle nous partirons le lendemain en direction de la Vilaine